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A voir/à faire

Présentation d'Ottrott

 

A la découverte du canton... OTTROTT

Ottrott est un joli village touristique du piémont vosgien, réputé pour ses châteaux, son monastère du Mont Ste Odile, son fameux rouge d’Ottrott et pour son hôtellerie florissante. Le village, accroché à flanc de coteau, est très étiré en longueur.

Son territoire s’étend sur 2936 ha, principalement occupé par la forêt (2500 ha). Il est limité au sud par le Mont Ste Odile et au nord par la vallée de l’Ehn. Le hameau de Klingenthal qui s’étire au fond du vallon, dépend pour partie de la commune d ’Ottrott, le restant étant situé sur le ban de Boersch.
Le territoire communal s’étend sur un dénivelé important : 230 m en bordure de plaine - 1050 m au Haut Sommerfeld près du Champ du Feu.
A la limite des communes d’Ottrott et de St-Nabor, se situent les carrières dans lesquelles on exploitait les roches pyroclastiques (porphyre).

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Démographie

Vers 1850 le village d’Ottrott comptait près de 1900 âmes, puis inexorablement ce nombre a baissé pour arriver à son niveau le plus bas aux environs de 1960 avec 1000 habitants. Cependant, grâce à la création successive de plusieurs lotissements : le quartier des Templiers (1969), puis le quartier Ste Odile (1971) et enfin la résidence du Eichwaeldel (1974), Ottrott compte actuellement environ 1600 habitants.

Pour répondre à l’augmentation sans cesse croissante des effectifs scolaires, la commune a entrepris en 1972 la construction d’un complexe culturel et scolaire comprenant une école maternelle, une école primaire et une salle des fêtes avec son foyer socioculturel.
 

Evolution de la population

OTTROTT LE HAUT et OTTROTT LE BAS
  1836 1841 1846 1851 1856
OTTROTT LE HAUT 840 843 832 813 821
OTTROTT LE BAS 1 113 1044 1050 1064 1001
TOTAL 1 953 1 887 1 882 1 877 1 822

 

OTTROTT
Année    1861 1866 1880 1910 1936 1962 1975 1982 1990
Habitants    1776 1806 1664 1371 1183 1043 1115 1305 1501

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« OWER OTTROTT UN UNDER OTTROTT SENN ZWEI SCHENI STADLE... »
(OTTROTT-le-HAUT ET OTTROTT-le-BAS SONT DEUX JOLIS VILLAGES...)

Eh oui, la chanson a raison ! OTTROTT est né en 1858 de la fusion des deux anciennes communes : OTTROTT-le-BAS et OTTROTT-le-HAUT. En souvenir de cet événement, la mairie, construite en 1861, porte sur sa façade les armoiries des deux communes primitives qui ont eu au cours des siècles, une existence complètement distincte. Le premier conseil municipal est élu le 26 sept 1858 et le premier maire de la nouvelle commune d’Ottrott est M. Théodore de DARTEIN.

OTTROTT-le-HAUT fut d’abord la propriété du Monastère Sainte Odile. Le Monastère de Niedermunster, dépendance de Ste Odile, avait, d’après des documents du 13° siècle, droit de patronage sur l’église d’Ottrott-le-Haut. Au 15° siècle, le couvent donna la moitié du village en fief à la famille Uttenheim zum Ramstein. Ottrott-le-Haut devint ensuite la propriété de l’Evêché de Strasbourg, puis fut rattaché au bailliage de Schirmeck. C’est au Herrenhof, situé rue du Général de Gaulle, que l’on percevait semble-t-il, la dîme pour le couvent.

OTTROTT-le-BAS par contre, a été lié à l’histoire des propriétaires des châteaux de Lutzelbourg et de Rathsamhausen. Les chevaliers de Lutzelbourg ou de Lucelonbourg qui construisirent les deux châteaux au XIIème siècle habitaient primitivement Ottrott-le-Bas où ils exerçaient le pouvoir temporel, tandis que le clergé d’Obernai exerçait le pouvoir spirituel. Ce sont eux qui construisirent à Ottrott-le-Bas au XIIème siècle, l’église Saint Nicolas.

A l’origine, les deux châteaux étaient fiefs impériaux. Quand la branche mâle des Lutzelbourg fut éteinte, leurs biens passèrent à leurs parents, les Rathsamhausen, à l’exception d’un tiers d’Ottrott-le-bas et du « château antérieur » qui devinrent la propriété des Sires d’Andlau. Ces derniers cédèrent leur propriété en 1393 aux Rathsamhausen Zum Stein qui devinrent plus tard Seigneurs du Ban de la Roche et de Rothau. Ils reconstruisirent le château de Lutzelbourg démoli par des mercenaires anglais.
La branche cadette des Rathsamhausen dits « Rathsamhausen Ehenweiher » hérita du « château postérieur ». Ils le vendirent en 1442 en même temps qu’un tiers d’Ottrott-le-Bas pour 1200 florins, à Henri de Hohenstein qui le céda à son gendre Daniel de Mullenheim.

En 1577, les Rathsamhausen Ehenweiher le rachetèrent aux Mullenheim. Le château s’appellera de Rathsamhausen. Ils possèdent alors tout Ottrott-le-Bas et les deux châteaux, qui furent habités à partir du XVIIème siècle par des baillis chargés de la gérance de leurs biens.
Quand les Rathsamhausen Zum Stein s’éteignirent en 1689, le fief d’Ottrott-le-Bas fut donné par Louis XIV à M. de Chamlay, maréchal de camp.
Sous la révolution, le château de Lutzelbourg appartenait au Feldmarschall autrichien Wurmser, d’origine alsacienne.

Après la révolution, les châteaux d’Ottrott furent vendus en deux lots comme « biens d’émigrés ».

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L’ORIGINE DU NOM D’OTTROTT

La première mention écrite date d’un document de l’an 1059, rédigé en latin, suite à l’ordonnance du roi Henri IV (Heinrich roi et empereur germanique) envers l’évêque Hezel de Strasbourg, qui cite la « Villa Otonis, quae dicitur Ottenrode ». Il semble donc qu’un certain chevalier Oton ou Otton, s’était installé dans cette contrée alors sauvage et recouverte de forêts (« Rode » en langage haut allemand). D’autres estiment que ce nom vient de Ot-Trott (cave ou cellier d’Oton). Selon une autre hypothèse, Ottenrode signifierait « auf der roten Erde » (sur la terre rouge).

On dit que les habitants d’Ottrott sont des « Geisse » (chèvres, biques), des « Muttle » (chèvres sans cornes) et des « Rebmesserhengscht ». Ce dernier sobriquet témoigne de l’importance des vignes dans la commune et de l’art des habitants d’Ottrott de manier la serpette, peut être pas seulement pour le travail de la vigne, mais aussi pour le règlement de certains conflits inter-villages.

LA VIE RELIGIEUSE

Ober et Nieder Othenroden ont été réunis en une seule paroisse en 1658. La communauté religieuse existait donc bien avant la communauté municipale. Mais cette réunion n’effaça pas pour autant les dissensions entre Haut et Bas Ottrott. Vers 1700, la paroisse d’Ottrott-le-Haut est la paroisse principale. Ceci pour deux raisons : d’une part, elle possède un presbytère et, d’autre part, elle construit une nouvelle et plus grande Eglise en 1771.

Les paroissiens d’Ottrott-le-bas refusèrent de participer pour un tiers à la construction, arguant qu’ils avaient déjà une Eglise (St Nicolas). L’Evêque et les autorités tranchèrent : « Vous avez une église, mais le curé, vous ne le garderez que si vous payez un tiers des taxes pour les frais de la nouvelle église ». Ottrott-le-Bas dut s’incliner.

A Ottrott-le-Bas (Ottrott-le-Haut étant exclusivement catholique), vivait une petite communauté juive qui coexistait en bonne intelligence avec les protestants, luthériens et autres confessions. Elle disposait d’une synagogue où elle pouvait tenir shabbat et assemblées.

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LE ROUGE D’OTTROTT

Le cépage roi à Ottrott est le Pinot Noir. Son origine remonte en l’an 1109, quand les moines Bénédictins de Saint- Léonard venus de Bourgogne, apportèrent de jeunes plants de vigne dans des barriques en bois remplies de sol bourguignon.
Après avoir aménagé le versant sud de la colline du Steinberg en étages, ils cultivèrent les jeunes ceps et produisirent le fameux vin rouge.
Aujourd’hui, le vignoble d’Ottrott s’étend sur 25 hectares et le Rouge d’Ottrott est connu et apprécié bien au-delà de nos frontières.

LA VIE ECONOMIQUE

Jusqu’au début du XXème siècle, Ottrott était considéré comme une commune relativement pauvre, habitée par des bûcherons, des chasseurs, des éleveurs de moutons et de chèvres et quelques viticulteurs. A ces activités à la fois forestières et rurales, s’ajoutaient quelques artisans : charpentiers, menuisiers, ébénistes, maçons, serruriers, maréchal-ferrant, débardeurs, charrons, tonnelier, sabotier et cordonnier.

 A partir des années 60, Ottrott a progressivement changé de visage. Plusieurs facteurs ont joué :

  • le développement d’un tourisme de qualité,
  • l’élaboration de vins renommés dont le fameux « Rouge d’Ottrott »,
  • le développement des industries dans la région.

 Afin de préserver son environnement et sa situation exceptionnels, la commune a choisi de refuser l’implantation de zones industrielles ou d’activités car, Ottrott joue délibérément la carte du tourisme qui, pour l’avenir, restera le premier vecteur des activités communales. L’épopée a commencé avec le lancement du « Beau Site », suivi par d’autres établissements hôteliers (l’Ami Fritz, le Clos des Délices, l’Elsberg, l’Hostellerie des Chateaux, le Moulin) qui ont su allier dynamisme et compétence. Les habitants d’Ottrott sont solidaires de cet accueil (gîtes, chambres d’hôtes, fleurissement des maisons...).

La municipalité entend favoriser et préserver le commerce de proximité et l’artisanat afin de proposer des services à la population ainsi que des débouchés aux jeunes, ce qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’ORAC (Opération de Restructuration de l’Artisanat et du Commerce) menée par la CCCR. Elle a, par ailleurs, fait un très grand effort en soignant particulièrement le fleurissement dans l’ensemble du village, action renforcée par la Communauté de Communes à travers l’opération « entrées fleuries ». Dans le même esprit, la mairie a été entièrement rénovée et son annexe, abritant l'Office du Tourisme, est un modèle du genre. Ce qui a permis, notamment, de recevoir le label "Station Verte" en octobre 2012.

Enfin, il convient de citer la mise en sécurité des Carrières d'OTTROTT et de SAINT-NABOR, cofinancée par le Département et la Communauté de Communes, en cours.

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